06 février 2005

Plus tard on aura vécu dans cette ville, on y aura habité

A Bastille marchent en courant un foule attirante. Lui essaye tant bien que mal de s'y mélanger. Quand il sort du métro ou du RER il ne sait pas trop quel air prendre. Quoi qu'il fasse il a de toutes façons l'air perdu. Ses sourcils se plissent dans une courbure mélancolique, et il ne voit personne. Il avance, plane, se questionne sans cesse et vit dans une mélodie. Il essaye de la composer, il essaye de la rendre urbaine, mais il est seul et ces chansons là doivent être partagées. Il est à Saint-Germain des Près et se perd dans ce qu'il ne voit pas, ce qu'il cherche aux bords des rues mais qu'il ne trouve pas. Il y a trop de promesses dans son esprit à propos de ces trottoirs.
Il est déçu.
Il se promène pour trouver ce qu'il rate quand la recherche lui a manqué. Il est déçu parce qu'autour il n'y a rien de ce qu'il voudrait rêver, et il ne sait plus quoi rêver parce qu'il n'habite pas dans cette ville. Alors il se met à songer qu'il n'y habite pas encore. C'en est assez des promesses et du provisoire, assez de ne pas apprendre à marcher dans ces rues. Il aime mais se demande parfois quoi. Quand le noir orangé qui symbolise l'enfermement, la nuit, s'offre à nouveau à lui il voudrait y retourner. On lui promet trop.
Il est déçu.

Posté par Logan à 21:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Plus tard on aura vécu dans cette ville, on y aura habité

Nouveau commentaire